dimanche 24 juin 2018

Wacken Open Air 2015

Photo du logo du Wacken Open Air 2015

Je n'avais pas pensé à publier le reportage que j'avais fait au sujet du W:O:A 2014 et du Hellfest 2014. Je n'ai pas non plus pensé à publier celui que j'ai fait il y a un peu plus d'un mois au sujet du Hellfest 2015. Mais j'y pense pour le W:O:A 2015, et il faut dire que là, j'en ai des choses à raconter.
Voici donc le "résumé" de ma trentaine d'heures de W:O:A (ça fait pas mal sur 3 jours quand on met tous les sets bout à bout), grâce à Arte Concert qui m'aura permis d'être aux premières loges tout en étant confortablement installée dans mon fauteuil.

Compte-rendu de la 1ère journée Wacken made by Arte Concert :

Photo des membres du groupe In Extremo
In Extremo
IN EXTREMO : J'ai bien envie d'en dire que c'était comme d'habitude, toujours aussi excellent sur scène. Il y avait juste un souci au niveau du son, trop de basse et pas assez de guitare. Cela dit, cette anomalie permettait d'entendre les morceaux sous un autre angle, et il est intéressant de découvrir des sons jamais entendus sur des morceaux que l'on connaît très bien. Au niveau de la setlist, on peut dire que le groupe nous a fait plaisir. Pas de nouvel album à défendre, de fait nous avons eu droit à une sélection de leurs meilleurs morceaux, de "Spielmannsfluch" à "Vollmond" en passant par "Sängerkrieg", ou encore "Ai Vis Lo Lop" et "Küss Mich".

GRAILKNIGHTS : Euh... Comment dire... Quand on les voit débarquer et qu'on ne les connaît pas, on se demande où on est tombé au juste. Les Power Rangers au Wacken, bah v'la aut' chose! Puis on écoute sagement vu qu'on ne connaît pas, et là, quelle surprise! Ensiferum, Korpiklaani, Alestorm, Black Messiah, que faites-vous là, et pourquoi vous êtes-vous déguisés ainsi? Cela étant dit, le mélange est vachement intéressant en fait! Musicalement. ET visuellement, oui oui, aussi. Ce groupe me laisse un souvenir énorme! C'est tout un spectacle sur scène, c'est à voir.

MAMBO KURT : Ahah, excellent, c'est à regarder d'urgence! Mambo Kurt fait partie de ces artistes venus tout droit d'une autre planète, un de ceux dont on se demande pourquoi ils sont à l'affiche d'un festival comme le W:O:A. Mais quand on voit l'impact que son set, pourtant court, a sur le public, on comprend beaucoup mieux. Cet homme a l'originalité de reprendre des titres connus de tous, dans une version bien à lui que je préfère ne pas décrire pour ceux qui voudraient se garder la surprise d'aller le découvrir sur la toile (allez-y, vous serez surpris, vraiment). Mambo Kurt est par ailleurs un habitué du Wacken, il y participe en effet chaque année depuis 2005. On peut dire qu'il fait partie des meubles. Et quel meuble!

Photo des membres du groupe New Model Army
New Model Army
NEW MODEL ARMY : Et un coup de coeur, un! Notamment pour "March in September" et "Devil's Bargain". J'ai eu un gros sentiment de honte lorsque j'ai découvert que cela fait 35 ans que ce groupe existe et que je ne le connaissais pas, pas même de nom. Bon, on ne peut pas non plus tout connaître, mais 35 ans de carrière, ça force le respect, et au moins d'en connaître le nom à défaut d'en avoir déjà entendu la musique. Je compte bien réparer ce gros retard de culture. A l'oreille, kezako? NMA, c'est du rock indépendant, influencé par le punk mais d'une manière si mélodique que je me suis sentie en pleine osmose avec Justin Sullivan, le chanteur. Il a une prestance et une voix qui m'ont transportée dès les premières secondes où il a ouvert la bouche. Et musicalement, l'ensemble est juste parfait. C'est beau, c'est profond, ça fait voyager. Il est très rare qu'un artiste me fasse un tel effet, c'est pourquoi je compte bien m'attarder un moment sur ce groupe-là. Par ailleurs, il y a de quoi faire, sa discographie est aussi longue que mon bras. Forcément, avec 35 ans de carrière... Pour résumer, ma plus grosse découverte du W:O:A 2014 était Santiano, eh bien ma découverte du W:O:A 2015 est sûrement New Model Army.

ULI JON ROTH : Eh bien ça reste Uli Jon Roth, ni plus ni moins. Le jeu de guitare de Uli, qui n'était pas suffisamment filmé à mon goût, est juste... déprimant. Ce n'est pas pour rien qu'il est surnommé "le Jimi Hendrix Allemand", il a de quoi faire pâlir n'importe qui. Qu'avons-nous eu ce soir en terme de setlist? Uli a pour habitude de faire une ou deux reprises lors de ses concerts, mais pas cette fois-ci. Ce soir, il nous a gratifié de morceaux 100% Scorpions (vous n'êtes pas sans savoir qu'il a été guitariste de ce groupe dans les années 70). La seule chose que je trouve vraiment dommage, c'est le chanteur. Il vient du groupe Crystal Breed, ainsi que le claviériste d'ailleurs. Je trouve qu'il a une voix qui ne colle pas bien avec les morceaux d'un groupe comme Scorpions, je le verrais davantage dans des reprises de heavy/power, sa voix s'y prête beaucoup plus.

Compte-rendu de la 2nde journée Wacken made by Arte Concert :

AT THE GATES : Je connaissais vaguement de nom avant leur passage au Hellfest il y a un peu plus d'un mois, mon homme m'avait dit que c'était susceptible de me plaire, et il avait eu raison. C'est donc avec plaisir que j'ai débuté avec eux le Wacken made by Arte Concert d'aujourd'hui. J'avais fait remarquer en juin que le chant me faisait méchamment penser à Macabre (le seul et unique groupe de thrash/death/grind que j'aime). Qu'en est-il aujourd'hui? Eh bien je le pense toujours. Musicalement, c'est tout de même plus calme que Macabre. Plutôt agréable en tout cas, même si certains morceaux m'ont moins plu que d'autres. A signaler tout de même, un gros problème de son pendant une bonne minute de la part d'Arte vers le début mais bon, ce sont les aléas du direct.

Photo des membres du groupe Queensrÿche
Queensrÿche
QUEENSRYCHE : Je connais ce groupe depuis de nombreuses années (une quinzaine d'années, c'est dire...), mais je n'avais encore jamais cherché à les voir en live, donc ce fut une découverte. Double découverte d'ailleurs, puisque j'ai appris juste avant le début de leur set que le chanteur originel a été poussé vers la sortie en 2012. Très bonne surprise tout de même! Je n'ai même pas vu l'heure passer, c'est dire!

OPETH : Je n'aime pas Opeth, ça a toujours été ainsi. Pour dire vrai, j'aime à peine le tiers d'une partie des morceaux que j'ai pu en entendre. Et en live, ça donne quoi? Eh bien, à peu près la même chose... Bon allez, je vais reconnaître que le 2nd morceau a retenu mon attention quasiment dans sa totalité. Ouaouh! ... Sauf que, et j'en suis vraiment sincèrement désolée, Opeth, j'y arrive vraiment pas. Au bout de 28 minutes, j'en avais déjà marre, au point de me demander si cela ne faisait réellement que 28 minutes qu'ils jouaient, tellement j'avais l'impression que ça faisait des heures. Sauf que voilà, ils devaient encore jouer pratiquement 45 minutes à ce moment-là. Je rassure les Metalheads qui se sentiraient offusqués par mon humble commentaire, je n'en suis tout de même pas arrivée au point de mettre les voiles comme j'ai pu le faire lors du set de Bloodbath au Hellfest (où j'ai passé la quasi intégralité de leur live à l'autre bout de l'appart', tellement ce groupe m'insupporte), mais au bout de 40 minutes, je me disais quand même "Vivement Dream Theater!" (et je l'ai dit à voix haute d'ailleurs). Pour résumer, j'ai un vrai problème avec l'univers de ce groupe, leur musique ne m'emmène pas là où elle emmène très certainement leur million et quelque de fans (sur FB en tout cas). Ma question ultime à leur sujet a toujours été : combien de milliers d'écoutes faut-il pour comprendre la construction d'un seul de leurs morceaux? Cette impression de décousu, d'absence de fil conducteur qui m'empêche de saisir la substance de ce que ces musiciens offrent, c'est peut-être bien l'explication de mon hermétisme à leur sujet. Alors certes je ne suis toujours pas capable de répondre à cette question que je me pose pourtant depuis bien des années, par contre je sais peut-être expliquer à présent pourquoi je n'y arrive pas avec Opeth.

DREAM THEATER : Dès l'intro, j'ai oublié absolument tout ce que j'ai entendu durant le set précédent. Je prends peut-être partie, étant donné que j'aime bien Dream Theater. Ce n'est clairement pas la même planète qu'Opeth, c'est juste incomparable. Et pourtant, les 2 sont étiquetés "Metal Progressif". Du coup, on ne peut pas dire que je n'aime pas le prog puisqu'avec Dream Theater, j'accroche immédiatement, leur univers à eux me parle beaucoup plus. J'aurai passé un très bon moment avec eux!

Photo des membres du groupe In Flames
In Flames
IN FLAMES : Une vraie différence avec le Hellfest... sauf au niveau de la setlist, étrangement. En effet, ce soir ils nous ont fait 16 titres contre 13 au Hellfest. Et ces 13 titres ont été joués ce soir, sans aucune exception, et en plus dans le même ordre. Pourtant, le set de ce soir m'a paru bien plus intéressant que celui du Hellfest, allez comprendre! Peut-être est-ce la différence  de qualité du son entre les 2 fest' qui me laisse cette impression de "meilleur". Je passe donc d'un simple "bon concert" pour le Hellfest, à un "très bon concert" pour le Wacken, sans avoir de véritable explication au pourquoi du comment.

RUNNING WILD : Les grands attendus du jour, pour nous, c'était eux! Il faut dire que Running Wild qui fait un concert, c'est exceptionnel. Le dernier? W:O:A 2009! Le précédent? Scream Festival 2005! On peut le dire, ils sont assez avares de la scène, les zicos de Running Wild. De fait, le set de ce soir, on l'attendait de pied ferme, forcément. Et dans les 1ères secondes, que reconnais-je... Putain, l'intro de "Black Hand Inn"! Là on peut dire qu'ils m'auront fait un plaisir immense, elle était entière cette intro :D Mais pas de "Black Hand Inn" ensuite... snif! Bon par contre, on a droit à "Under Jolly Roger". Ca n'a juste strictement rien à voir avec la setlist 2009, ils l'avaient fait en dernier cette année-là. Remarquez, ils font tellement de concerts, heureusement que ça varie. S'en suit un extrait de l'album "Pile of Skulls", puis un de "Gates to Purgatory", un de "Shadowmaker", un de "Death or Glory" etc etc... Pas de doute, Running Wild nous fait un best-of ce soir, et on n'en attendait pas moins! Grand merci pour ce moment, et on espère à bientôt! On peut toujours rêver n'est-ce pas...

THE BOSSHOSS : Je ne connaissais pas. Et je n'étais même pas certaine de tenir longtemps vu qu'ils ne devaient débuter qu'à 1h45. Et j'ai eu peur quand je les ai vus arriver... Mais je voulais forcer quand même un peu pour découvrir le début, savoir de quoi il retourne quand même. Et je n'ai pas été déçue, je n'ai d'ailleurs pas réussi à lâcher l'affaire avant la fin, malgré ma fatigue! J'étais loin de m'attendre à voir des instruments aussi variés qu'une trompette, un trombone, un saxo, une contrebasse, une keytar, un harmonica, un banjo, un thérémine (certes on l'a très peu vu, mais c'est tellement rare que ça mérite d'être souligné), mais aussi un stylophone (tout aussi rare que le thérémine) et, tenez-vous bien... une planche à laver, et de la bière. Vous avez bien lu, ce sont aussi des instruments de musique, regardez le set jusqu'à la fin quand Arte l'aura mis en dispo ou quand il sera sur Youtube, vous comprendrez mieux. Oui bon, il y a bien entendu également de la guitare, de la basse, de la batterie et du chant hein, rassurez-vous :) Quant au style musical... Ca sonne vachement country en fait, avec un côté humoristique très prononcé! Cela dit, il serait tellement réducteur d'enfermer la musique de cette joyeuse bande dans un carcan si petit... C'est extrêmement varié, il faut vraiment tout écouter. C'est très agréable à l'oreille par ailleurs, on se laisse entraîner facilement dans leur délire. Encore une chouette découverte à noter dans mes tablettes, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, j'ai passé un super moment avec eux! Faut dire, c'est allemand... Et en général, ce qui est allemand, j'adore... Je peux le dire, j'ai 2 Découvertes avec un grand "D" cette année grâce au Wacken. New Model Army était la première, The BossHoss est la seconde!

Compte-rendu de la 3ème et dernière journée Wacken made by Arte Concert :

Photo des membres du groupe Amorphis
Amorphis
AMORPHIS : J'ai failli les voir sur Paris il y a de ça une petite dizaine d'années, ça ne s'était finalement pas fait. Du coup je ne les ai jamais vu en concert encore, aujourd'hui fut la découverte scénique de ce groupe que je connais plutôt bien sur album. Mon album préféré d'Amorphis étant "Eclipse" (2006), j'espérais qu'ils en jouent au moins un morceau. Mais nous avons surtout eu des extraits de "Tales From the Thousand Lakes", leur second album sorti en 1994. Certes c'est un très bon album, mais pas mon préféré. En tout cas ils en ont joué "Black Winter Day", j'en suis très contente! Ils auraient cependant eu bien du mal à passer à travers étant donné qu'ils nous auront fait quasiment l'intégralité de l'album au final. Un choix surprenant au regard de leur discographie pourtant bien fournie avec pas moins de 11 albums au total, un 12ème devant arriver en septembre prochain. Leur set n'en était pas moins efficace, et puis bon, il faut quand même préciser que "Tales From the Thousand Lakes" est considéré par la plupart des fans comme étant le meilleur album d'Amorphis, et que le groupe est en ce moment en tournée précisément pour les 20 ans de sa sortie.

DANKO JONES : Première fois que je voyais ce que ça donne en live, ça aussi. Et je n'en reviens absolument pas mécontente! Danko Jones, c'est entraînant au possible, et le charisme du chanteur n'y est absolument pas pour rien (tous en chœur sur "First Date"!). Le groupe n'est composé que de trois membres, mais on peut dire qu'il n'y a pas besoin de plus, à eux trois ils suffisent amplement à mettre la patate à leur public. Je n'avais pas encore eu le loisir d'écouter l'album sorti cette année, et j'ai justement eu un gros coup de cœur pour plusieurs des morceaux qui en ont été joués aujourd'hui, notamment "The Twisting Knife". D'une efficacité redoutable, ce titre m'a clairement donné l'envie de découvrir l'album nommé "Fire Music", j'ai donc un léger retard à rattraper sur la discographie de ce groupe. Je suis très heureuse de l'avoir découvert sur scène, ça vaut le détour! (Juste histoire de le dire, autour de la 45ème minute du show, j'ai grillé un de mes amis dans le public, il fallait le faire au milieu de 80.000 personnes!)

ROCK MEETS CLASSIC : Je ne connaissais strictement pas, et le moins qu'on puisse en dire à première vue, c'est que ça porte bien son nom. Après Danko Jones, ça calme direct. Mais après 4h30 de concerts le 30, 10h15 le 31, et déjà 3h ce jour, ça fait tout de même du bien. Forcément, j'ai vu un rapprochement entre ces musiciens et les 2Cellos que j'affectionne particulièrement, notamment quand ils ont interprêté "Thunderstruck" (ai-je besoin de préciser que c'est une reprise d'AC/DC?). Avec une différence notable : le nombre de personnes sur scène. De ce point de vue, Rock Meets Classic est impressionnant! Et parmi tous ces gens, il y a des têtes bien connues, comme Joe Lynn Turner (ex-Deep Purple), Michael Kiske (ex-Helloween) ou encore un Dee Snyder (Twisted Sister) en grande forme dans le dernier quart d'heure. Une mention spéciale pour la p'tite chanteuse d'un groupe inconnu au bataillon formé en 2014 (Beyond the Black) mais dont la voix est très agréable à entendre. Finalement, mon impression de départ s'est muée en grossière erreur au fur et à mesure des morceaux. On s'est éloigné bien vite de la musique classique telle que nous la connaissons, et tel que la formation a débuté son set. Ca bouge plutôt pas mal en fait. Le fait que l'on connaisse très bien les morceaux qu'ils ont joué aide aussi à rentrer dans leur concept. Ils ont même réussi à nous faire passer comme une lettre à la poste le générique de "Pirates of the Caribbean", et avec une mise en scène géniale!

4 photos du Trans-Siberian Orchestra
Trans-Siberian Orchestra
SAVATAGE + TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA : Savatage, c'est Savatage. Trans-Siberian Orchestra? Eh bien c'est aussi Savatage. En réalité, TSO se compose des membres de Savatage. Mais TSO, ce n'est pas seulement Savatage, cette formation compte pas moins de 14 chanteurs différents, et tout autant de musiciens. Quant au nombre d'instruments, il se monte à 60 en studio. Rien que ça... Ce projet fou est né en 1996, et fait depuis son petit bout de chemin, alors que tout est parti de reprises de chansons de Noël en version rock orchestral. Il y a 2 ans, ils sortaient leur 6ème album. Quand même. Sur scène, ils me font penser à une comédie musicale, c'est assez surprenant d'avoir cette impression alors que nous sommes au W:O:A. En tout cas c'est une curiosité à voir au moins une fois dans sa vie. Surtout si vous n'avez encore jamais vu de formation qui a besoin de deux scènes pour pouvoir être au complet. Car oui, Savatage + TSO, c'était à la fois sur la Black Stage ET sur la True Metal Stage, les deux plus grandes scènes du W:O:A. Je vous le dis, c'est un projet de malade.

SABATON : Sabaton, c'est le genre de groupes avec qui je plonge dès que j'en entends une note. En fait, non, il suffit juste que je vois Joakim Brodén et j'ai le sourire jusqu'aux oreilles. Il y a certains groupes comme ça, il m'en faut peu pour me convaincre, et celui-ci en fait largement partie. Quand j'ai connu Sabaton, ils étaient de parfaits inconnus dans la sphère musicale (je peux le dire puisque c'est vrai, j'ai connu Sabaton à la sortie de "Primo Victoria", leur premier album officiel, eh oui). Il faut voir ce qu'ils sont devenus aujourd'hui... De véritables monstres, que dis-je, des icônes! Ils sont adorés, et le groupe le rend bien à son public. Le décor scénique, toujours plus guerrier au fur et à mesure des années, nous a cette fois gratifié d'un véritable panzer. Il fallait le faire, Sabaton l'a fait! Leur empreinte, tant dans la musique que dans le visuel, elle est tellement à mille lieues de la bonne humeur de chacun des membres, tous aussi souriants les uns que les autres tout au long du set. Comme d'habitude en fait, ils ont ce bien-être si communicatif que peu de musiciens savent transmettre. C'est toujours un immense bonheur de les entendre, et plus encore de les voir, vous l'aurez compris.

CRADLE OF FILTH : J'ai gardé un très bon souvenir de leur passage au Hellfest il y a un peu plus d'un mois. Il faut dire que non seulement le son était assez bon pour pouvoir reconnaître facilement les titres, ce qui n'est pas toujours évident avec les groupes de Black Metal, mais en plus j'ai été agréablement surprise par la voix de la claviériste. Je n'ai jamais vraiment aimé Sarah Jezebel Deva pour cette raison, je trouvais que son grain de voix ne concordait pas bien avec la musique de Cradle. Elle sera pourtant resté 14 ans dans le groupe avant de viguer vers d'autres horizons à travers Angtoria puis un nouveau groupe qui porte désormais son propre nom. Lindsay Schoolcraft, nouvelle claviériste et chanteuse de Cradle, présente depuis 2013, donne un tout autre aspect à l'ensemble musical formé par le groupe. D'autres ont été essayé avant elle, mais pour moi cela ne collait pas beaucoup mieux que Sarah. Bref, revenons à nos moutons, à savoir le set de ce soir au W:O:A. Comme au Hellfest, l'intro fut celle de l'album "Midian" suivi par "Cthulhu Dawn". Ceux qui me connaissent savent que cela fait à présent 15 ans que je souhaite faire ancrer le logo de cet album dans ma peau. Et si au bout de 15 ans je n'ai toujours pas lâché cette idée, c'est que je n'y renoncerai donc jamais, et un jour, ça se fera. Donc, Cradle a débuté avec les mêmes titres qu'au Hellfest. Ma question fut donc : vont-ils faire exactement le même set? La réponse est... pas exactement! "Funeral in Carpathia" par exemple, elle n'avait pas été faite au Hellfest, ce soir oui. "Right Wing of the Garden Triptych", extraite du dernier album, m'a fait le même effet que lors du Hellfest, à savoir que je dois vraiment écouter cet album en entier. Les précédents m'avaient déplu, j'ai en effet lâché le groupe petit à petit depuis l'album "Damnation and a Day", mais ce titre me donne un regain d'intérêt pour ce qu'ils font actuellement, ce n'était pas arrivé depuis un bail. Grosse déception cependant sur "Nymphetamine", on entendait très mal Lindsay au départ! Fort heureusement, son micro s'est réveillé. J'ai d'ailleurs réalisé à ce moment-là que les titres se suivaient de la même manière qu'au Hellfest. Mais je ne vais pas m'en plaindre puisque dedans il y avait mon morceau favori de ce groupe, à savoir "Cruelty Brought Thee Orchids", qui est pour moi un monument à lui tout seul. S'en est suivi, comme au Hellfest, "Her Ghost in the Fog", ma petite préférée de l'album "Midian", ponctuée de très belles vocalises de la part de Lindsay que l'on entendait bien mieux à ce moment. Non vraiment, je ne vais pas me plaindre. Tant qu'il y a un Dani Filth en forme, un son correct, et des morceaux bien choisis, un set de Cradle reste intéressant à suivre!

Photo des membres du groupe Subway To Sally
Subway To Sally
SUBWAY TO SALLY : C'est sur un groupe auquel je ne me suis jamais intéressée que va se clore le W:O:A 2015, tant pour moi dans mon petit fauteuil que pour les Metalheads sur place, puisque ce sont les derniers à passer. Et la fatigue, même depuis mon siège, se fait rudement sentir. Je ne suis pas loin de la trentaine d'heures de concerts divers et variés, pour à peine quinze de sommeil alors oui, c'est dur dur. Pour en revenir à Subway to Sally, je ne saurais expliquer pourquoi ce groupe n'a jamais attiré mon attention. J'ai pourtant eu une période très riche en musique liant Metal et Folk, de plus il m'en reste quelques bribes que j'écoute encore aujourd'hui. Sans compter que le violon est mon instrument préféré et que ce groupe compte justement une violoniste. Je ne saurais dire si c'est la fatigue qui m'a rendue hermétique, en tout cas je pense que je n'ai pas su apprécier le set de ce groupe à sa juste valeur. Certains morceaux m'ont plu, mais pas au point de me donner l'envie de découvrir la discographie complète. Disons que ça passe bien, je ne me serai pas lassée et je suis même restée jusqu'à la fin. Sans plus cependant, il me manquait cette petite étincelle qui éveille en moi le sentiment d'être conquise. Petite note tout de même concernant le dernier morceau, je suis contente d'être restée jusqu'au bout et de l'avoir entendu.

Merci au W:O:A pour cette superbe édition 2015, merci à Arte Concert pour la diffusion de tous ces concerts, pour la plupart en direct live, et à l'année prochaine!

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